Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog eLeF Des Baies et NaturalArte. Graines d’inspiration pour le jour suivant : 18.11.2007.

Calendrier
novembre 2007
L Ma Me J V S D
« juil   jan »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Archive pour 18.11.2007

du bois dont on fait…

J’avais été très impressionné par l’arbre disséqué par PENONE dans le hall de Beaubourg en 2004(photo ci dessous), outre le travail de Titan de la découpe à la tronçonneuse,jusqu’à la mini meuleuse pour maquette, ça me parlait de l’histoire de l’arbre,l’enfance du bois , les ramifications naissantes qui allaient donner de grosses branches,et par là de l’histoire même du lieu d’où était issu cet arbre.

Aujourd’hui où couper et fendre du bois est une de mes activités quasi quotidienne , je retrouve cette dimension.En effet la chute du merlin sur la buche que je veux fendre peut avoir des conséquences très différentes selon l’histoire de l’arbre dont elle est issue et de la foret dans laquelle il s’est épanoui.Dans le fil du bois l’effort est presque nul, mais si on dévie de son mouvement naturel, l’énergie nécessaire pour le même résultat devient phénoménale demandant l’usage de coins et de grand coups de masse.

L’arbre d’origine se défend et son enfance résiste aux coups répétés qui me vibre dans la main et se répercute jusque dans l’épaule avec le son mat de la lame qui rebondi!

Là on doit prendre en compte son histoire ,la lumière dans la futaie qui l’a attiré dans cette direction ,le plis dans son coeur qu’a créé la pousse d’une nouvelle branche, le courrant d’air constant qui l’a fait se tordre puis celui qui l’a redressé et tout ce qui a pu lui arriver en bien ou en mal jusqu’à ce qu’il soit devant moi, destiné à chauffer ma maison mais trop large pour entrer directement dans la gueule du poêle, alors gentiment et avec douceur et amples remerciements d’exister je regarde sa forme, le place sur le billot, lève la hache et le fend net d’un seul coup dans un bruit sec et mélodieux. Voila a quoi je pense quand je coupe du bois voila a quoi je pense quand on se ballade en foret, voila pourquoi je me sens, à cet endroit où l’on est, là ou je dois être et là ou j’aurai du déjà être mais c’est ma vie et on ne revient pas en arrière pas plus que l’arbre ne décroit pour essayer de se détordre .

du bois dont on fait…

J’avais été très impressionné par l’arbre disséqué par PENONE dans le hall de Beaubourg en 2004(photo ci dessous), outre le travail de Titan de la découpe à la tronçonneuse,jusqu’à la mini meuleuse pour maquette, ça me parlait de l’histoire de l’arbre,l’enfance du bois , les ramifications naissantes qui allaient donner de grosses branches,et par là de l’histoire même du lieu d’où était issu cet arbre.

Aujourd’hui où couper et fendre du bois est une de mes activités quasi quotidienne , je retrouve cette dimension.En effet la chute du merlin sur la buche que je veux fendre peut avoir des conséquences très différentes selon l’histoire de l’arbre dont elle est issue et de la foret dans laquelle il s’est épanoui.Dans le fil du bois l’effort est presque nul, mais si on dévie de son mouvement naturel, l’énergie nécessaire pour le même résultat devient phénoménale demandant l’usage de coins et de grand coups de masse.

L’arbre d’origine se défend et son enfance résiste aux coups répétés qui me vibre dans la main et se répercute jusque dans l’épaule avec le son mat de la lame qui rebondi!

Là on doit prendre en compte son histoire ,la lumière dans la futaie qui l’a attiré dans cette direction ,le plis dans son coeur qu’a créé la pousse d’une nouvelle branche, le courrant d’air constant qui l’a fait se tordre puis celui qui l’a redressé et tout ce qui a pu lui arriver en bien ou en mal jusqu’à ce qu’il soit devant moi, destiné à chauffer ma maison mais trop large pour entrer directement dans la gueule du poêle, alors gentiment et avec douceur et amples remerciements d’exister je regarde sa forme, le place sur le billot, lève la hache et le fend net d’un seul coup dans un bruit sec et mélodieux. Voila a quoi je pense quand je coupe du bois voila a quoi je pense quand on se ballade en foret, voila pourquoi je me sens, à cet endroit où l’on est, là ou je dois être et là ou j’aurai du déjà être mais c’est ma vie et on ne revient pas en arrière pas plus que l’arbre ne décroit pour essayer de se détordre .

soleil et froid sec. bonheur…

Il fait bon. Nous sommes bien au chaud, bien installés. il fait d’être au chaud dedans. ça donne envie d’aller dans le gelé du froid dehors. les rayons du soleil appelent… ça sent la promenade! on a une région à decouvrir et on a l’intention de le faire à pied.

chaque regard qu’on pose autour de nous dans ces paysages qu’on adore, nous renvoies à Penone, à Goldsworthy… ça sent le land art…

Le châtaignier n’a plus une seule feuille et les chênes ont une couleur orange magnifiques… à la fenêtre de la chambre reste comme seul indicateur du vent le saule pleureur… le prunier, le marronnier et le châtaignier ne sont plus que branches… et les vaches fuient le gel pour profiter des premiers rayons du soleil…

le souffle des vaches forme un nuage dans l’air frais.