Vous parcourez actuellement les archives du blog eLeF le blog pour le jour suivant : 6.1.2008.
- Artistes (5)
- Artistes (4)
- Atelier (15)
- à propos d'art (12)
- Balades (3)
- Bibliotheque (6)
- Botanique (5)
- education de Justin Sucre (25)
- Exposition AnimA (4)
- journal (57)
- le jardin (15)
- Les croix Aveyronnaises (1)
- NaturalArte (6)
- 29.8.2008: Le blog demenage...
- 26.8.2008: Je dresse mon ane
- 22.8.2008: un peu d’ethologie…
- 22.8.2008: du poulailler à la basse cour…
- 21.8.2008: Mushers…
- 20.8.2008: une ferme… insolite!…
- 20.8.2008: Tout ce que vous ne devriez pas savoir sur les poules
- 20.8.2008: Au début un oeuf, ensuite un poulailler
- 19.8.2008: Un autre indice?
- 18.8.2008: Quizz
Art
Artistes
ça nous interesse
blogs sympa
bonnes idées
education
forums
sites anes
sites botanique
sites perso
Archive pour 6.1.2008
edito du beaux arts de decembre 2007… artiste sans statut
6.1.2008 par eLeF.
artiste sans statut
C’est un artiste!
Une expression qui dit le pire et le meilleur. Entendez par là qu’on considère aujourd’hui en France un artiste comme un individu différent.
Différent de quoi? L’individu est par définition différent d’un autre individu. Une expression populaire qui traduit en définitive l’absence de statut clair de l’artiste dans la société et, surtout, celui de l’artiste plasticien et de l’écrivain.
La reforme du statut des intermittents a montré que les acteurs comme les metteurs en scène, les réalisateurs ou les chefs opérateurs, dans le cinéma comme dans le spectacle vivant, ont un statut social et donc une reconnaissance de la spécificité de leurs métiers. en gros, la société française considère (même si la reforme, d’ailleurs avortée, cherchait à remettre en cause ce principe) que les gens qui travaillent dans le spectacle vivant ne doivent pas être rémunérés uniquement quand ils exercent leur activité car celle ci est très ponctuelle d’une part et, d’autre part, que pour l’exercer il faut auparavant s’entrainer, c’est à dire travailler. Or, au moment où l’on parle des retraites et des régimes spéciaux, il est intéressant de noter que les artistes plasticiens comme les écrivains sont exclus de ce système. Pourquoi?
Rien ne justifies qu’un artiste plasticien n’accède pas à un statut similaire à celui des intermittent du spectacle. Et si on n’en parle pas c’est seulement parce que les artistes plasticiens sont moins nombreux, moins organisés, en tant que groupe de pression que ceux du spectacle vivant. D’autant que, sur le nombre estimé de 50 000 artiste vivant en France, seuls environ 30 000, adhérant à la maison des artistes, ont le statut d’artiste; pour des raisons financières et fiscales, les 20 000 autres “n’existent pas” en tant que tel, se déclarent comme sans emploi, et pour bénéficier d’une couverture sociale, se rattachent à leur conjoint. De même, alors qu’à chaque représentation d’un spectacle, qu’à chaque diffusion d’un film sur quelque médium que ce soit, un acteur, un musicien ou un réalisateur touchent des droits, les artistes plasticiens ne perçoivent jamais de droits pour l’exposition de leurs œuvres dans un musée, un centre d’art ou une fondation. Pourquoi?
Le gouvernement doit gérer le statut social des artistes plasticiens en France. Car, au delà des 1000 artistes qui bénéficient de l’euphorie du marché de l’art, beaucoup sont en situation de grande précarité. Et cette situation dépasse bien évidemment toute les considérations esthétiques que l’on peut porter sur leur œuvre. Il ne peut y avoir, en France, un statut d’artiste à deux vitesses: d’un coté ceux du spectacle vivant et, de l’autre les plasticiens. c’est en tous cas un problème social et culturel qui demande l’attention du gouvernement avec au moins la même considération et urgence que celle des marins pêcheurs.
Fabrice BOUSTEAU.
Posté dans à propos d'art | Aucun commentaire »
edito du beaux arts de decembre 2007… artiste sans statut
6.1.2008 par eLeF.
artiste sans statut
C’est un artiste!
Une expression qui dit le pire et le meilleur. Entendez par là qu’on considère aujourd’hui en France un artiste comme un individu différent.
Différent de quoi? L’individu est par définition différent d’un autre individu. Une expression populaire qui traduit en définitive l’absence de statut clair de l’artiste dans la société et, surtout, celui de l’artiste plasticien et de l’écrivain.
La reforme du statut des intermittents a montré que les acteurs comme les metteurs en scène, les réalisateurs ou les chefs opérateurs, dans le cinéma comme dans le spectacle vivant, ont un statut social et donc une reconnaissance de la spécificité de leurs métiers. en gros, la société française considère (même si la reforme, d’ailleurs avortée, cherchait à remettre en cause ce principe) que les gens qui travaillent dans le spectacle vivant ne doivent pas être rémunérés uniquement quand ils exercent leur activité car celle ci est très ponctuelle d’une part et, d’autre part, que pour l’exercer il faut auparavant s’entrainer, c’est à dire travailler. Or, au moment où l’on parle des retraites et des régimes spéciaux, il est intéressant de noter que les artistes plasticiens comme les écrivains sont exclus de ce système. Pourquoi?
Rien ne justifies qu’un artiste plasticien n’accède pas à un statut similaire à celui des intermittent du spectacle. Et si on n’en parle pas c’est seulement parce que les artistes plasticiens sont moins nombreux, moins organisés, en tant que groupe de pression que ceux du spectacle vivant. D’autant que, sur le nombre estimé de 50 000 artiste vivant en France, seuls environ 30 000, adhérant à la maison des artistes, ont le statut d’artiste; pour des raisons financières et fiscales, les 20 000 autres “n’existent pas” en tant que tel, se déclarent comme sans emploi, et pour bénéficier d’une couverture sociale, se rattachent à leur conjoint. De même, alors qu’à chaque représentation d’un spectacle, qu’à chaque diffusion d’un film sur quelque médium que ce soit, un acteur, un musicien ou un réalisateur touchent des droits, les artistes plasticiens ne perçoivent jamais de droits pour l’exposition de leurs œuvres dans un musée, un centre d’art ou une fondation. Pourquoi?
Le gouvernement doit gérer le statut social des artistes plasticiens en France. Car, au delà des 1000 artistes qui bénéficient de l’euphorie du marché de l’art, beaucoup sont en situation de grande précarité. Et cette situation dépasse bien évidemment toute les considérations esthétiques que l’on peut porter sur leur œuvre. Il ne peut y avoir, en France, un statut d’artiste à deux vitesses: d’un coté ceux du spectacle vivant et, de l’autre les plasticiens. c’est en tous cas un problème social et culturel qui demande l’attention du gouvernement avec au moins la même considération et urgence que celle des marins pêcheurs.
Fabrice BOUSTEAU.
Posté dans à propos d'art | Aucun commentaire »
