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Archive de la catégorie Artistes

Envie d’un plongeon?

Vidéo de Bill Viola

Julien Blaine, poete performeur un peu dada…

à l’envoi groupé de l’annonce de l’exposition, nous avons eu une réponse sympathique de Julien Blaine, qui nous a transmis deux photos dont seulement une a bien voulu s’ouvrir. Le document s’appelle Blainâne.

Chacun de nous sait à peu pres comment il constitue son carnet d’adresse internet, au fur et à mesure de ses déambulations, et donc “cheri, c’est toi qui a ecrit à Julien Blaine?, moi ben non comment veux tu, ect… et en fait, il a une galerie que nous avons en effet dans notre carnet d’adresse.

deuxième postulat,on connait cet artiste oui mais d’où? tu te souviens… oui mais …heu? donc nous sautons sauvagement sur notre ami quotidien, “google” s’entend par là, ah! mais oui mais c’est bien sur…! en effet, le poete sauvage a rué dans la région où je vivais avant, Julien Blaine, a t il participé il y a environ 15 ans à une exposition à la Vieille Charité à Marseille autour de l’ecriture? Est il intervenu en fac de lettre à Aix en Provence. A Viens au festival des performeurs?

Croisé c’est sur, je ne sais plus où. C’est drole.

Il y a peu de chose sur internet, pas assez lorsqu’on se pose des questions précises, par exemple je ne trouve pas de traces de cette performance, car j’imagine que c’était une performance, Blainâne, et je le regrette.

Je n’ai donc que cette photo et à moins d’inventer son histoire…

Il s’agit de la photographie d’un homme coupée à mi torse, torse nu, cagoulé et masqué avec un masque d’âne. il tient son bras en angle, l’index levé vers le ciel.

Mime? Déclamation? Invective?

Dans son silence le geste, derrière le masque se devinent des mots, s’imaginent un sens.

Les mots sont là, tatoués sur l’épaule, ni ne se lisent, ni ne s’entendent…

Immobile. Silence. Pour quel sens ?

Association de l’image du masque à d’autres masques, à d’autres références, carnaval, et puis je relis entre deux portes “l’origine de nos peres”, de Bernard Werber ( c’est les vacances!… ;) ), et c’est un singe masqué qui sévit. Amalgame des significations. Il ne doit pas en avoir tant.

Troublant. Comment cette tête d’âne va si bien sur ce corps. Troublant aussi de se dire que c’est le poète qui porte le masque, sait il que les ânes n’ont pas de cordes vocales et que le braiement se fait par le nez?

Karen Knorr, le soliloque de l’empailleur avec Adrien Goetz, fables, ect….

J’ai lu ce livre des qu’il est sorti, avec plaisir, avec curiosité. Je suis un peu déçue, trop vite lu, trop vite vu, et puis j’aurai voulu déambuler dans les fables pour avoir la dimension des choses. Le probleme de la distance entre la photographie et la réalité d’une œuvre, la dimension de l’animal empaillé par rapport à la vie, de la représentation par rapport à la réalité, de l’évocation par rapport à la présence.

 

 

 

 

ça commence comme ça:

 

 

“Tout est mort, ici, vous ne craignez rien. Parfois, Madame, les clients ont peur dans ma cave. Ma maison date du Moyen Age, elle est plus vieille que le chateau. On l’a construite en brodure de la foret, à la frontiere du village, contre le rideau du brouillard. Un jour, apres moi, on pourra aussi la transformer en musée. Vous etes encore plus jolie que ce que m’avait dit M. le conservateur. Asseyez-vous sur mon pied d’elephant. Je devine la vraie raison de votre visite. Vous voulez me poser des questions, je devrai dire: une question. J’ai beaucoup aimé vos photos, c’est pour cela que j’ai accepté de vous voir. Je ne reçois plus personne. J’ai passé l’age des amis.”

 

 

Dans la bio de Karen Knorr proposé dans ce (trop court) texte il est écrit :”Dans ses travaux récents Karen Knorr explore les limites entre l’animalité et l’humanité dans un monde devenu impitoyablement matérialiste.” Nous pouvons consulter les oeuvres de cette artistes sur sur son site Karen Knorr

 

Je mets ici quelques photos. Nous trouvons une relation avec le travail que nous faisons, particulièrement avec l’installation dans la salle des trophées du parc animalier.